L'Orne sous le Consulat et le Ier Empire

Napoléon Ier en Basse-Normandie

Gilbert Thil

2011 coïncide avec le voyage de Napoléon 1er en Basse-Normandie où il est accueilli avec ferveur par les Normands. L’Empire paraît alors à son apogée ! Ceci étant, comment les Ornais ont-ils vécus cette période passionnante de notre Histoire qui correspond au Consulat et à l’Empire ?
Au début de 1800, l’Orne, qui occupe le 21e rang pour sa population et le 23e quant aux contributions versées, est en proie aux troubles  de  la  seconde  guerre  chouanne.  Or,  après  le  coup  d’Etat  du 18 brumaire, la volonté du Premier Consul est de rétablir la paix civile ; le département est donc directement concerné par des décisions prises pour mettre en place de nouvelles structures institutionnelles et administratives, rétablir l’ordre, ramener la paix religieuse, développer l’économie.
Le Consulat à vie, puis l’avènement de l’Empire, en 1804, doivent assurer la pérennité du régime. L’Orne voit alors prospérer son agriculture, le haras du Pin devenir le « premier de l’Empire », son industrie, ses forges, son commerce, se développer. Mais, la rupture de la paix d’Amiens, en 1803, est à l’origine de conflits qui trouvent leur épilogue… le 18 juin 1815 !
Durant ces années, même si la conscription reste impopulaire près d’une population essentiellement rurale, nombreux sont les Ornais à s’illustrer dans les rangs de la « Grande Armée », dont le victoires sont saluées par des manifestations d’allégresse. En 1808, le « premier nuage » vient d’Espagne et la campagne de Russie annonce des revers décisifs. Sur le plan intérieur, la situation économique et sociale se dégrade. C’est le cas dans l’Orne.
En 1814, à l’issue de la « Campagne de France », l’Empereur abdique à Fontainebleau et si la première Restauration ne donne pas lieu à de violentes réactions dans l’Orne, le personnel politique, ici comme ailleurs, se livre à des spéculations, des destitutions ont lieu.
Avec le retour de l’Ile d’Elbe, en mars 1815, l’Empire est rétabli. Waterloo met fin aux « Cent Jours », c’est la seconde Restauration. L’Orne subit alors l’occupation de troupes prussiennes ce qui entraîne un traumatisme au sein de la population et d’importantes contraintes financières.

 

Octobre 2010

Broché - 21 x 30 - 176 pages

114 illustrations

25,00 €  ttc

 

ISBN 978-2-9531812-6-5

 

Natif d’Alençon, Gilbert Thil obtient un doctorat en droit à la Faculté de Caen en 1955. Il effectue ensuite toute sa carrière administrative dans la Police Nationale. Après un passage à la Sécurité publique de Rennes, il est affecté définitivement en Police Judiciaire, tout d’abord au Service régional de Rouen, puis à la Direction centrale à Paris au ministère de l’Intérieur, où il termine ce brillant parcours comme Directeur central de la Police Judiciaire.
Vice-Président de la Société Historique et Archéologique de l’Orne (S.H.A.O.) en 1990, puis président après le décès du chanoine Flament, de 1998 à 2004. Il est actuellement vice-président de l’Office départemental de la Culture de l’Orne.

 

 

La presse en parle

Ouest-France - Michèle Devillard

Le 31 mai 1811, il y a 200 ans, Napoléon arrivait à Alençon.

La venue de l'Empereur fut un véritable casse-tête pour les élus. Spécialiste de l'Orne, Gilbert Thil raconte le voyage en détail :

"Le vin favori de l'Empereur : du Chambertin ! Les clés de la ville (267,25 F) sont offertes à l'Empereur par le maire, Jacques Mercier. Puis Napoléon traverse la ville en liesse, au son des cloches. Les rues ont été sablées. Sur les conseils du maire, les citadins ont décoré les façades des maisons avec des fleurs et de multiples guirlandes de verdure. La calèche de Napoléon fait son entrée dans la cour de la Préfecture de l'Orne en soirée.

Le matin du 1er juin Napoléon Ier et Marie-Louise se réveillent à la Préfecture. Travail et festivités occupent la journée. La ville est en liesse. Napoléon parcourt la ville à cheval. Le célèbre Point de la Dentelle d'Alençon est présenté à l'Impératrice. Un bal est donné rue du Collège…

22.148 F, sans compter le banquet, c'est ce que la visite du couple impérial aura couté à la ville d'Alençon… pour un buget prévisionnel de 12.000 francs !

Gilbert Thil a travaillé pendant dix ans sur le sujet…"

 

 

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