Le Code Bleu

Une "énigme" du réseau Hector                    roman

Andréa Menut

Préface de Christophe Bayard

En ce soixante-dixième anniversaire de la libération des camps de concentration en 1945 et au moment où peu de survivants peuvent encore témoigner de l’horreur subie, Andréa Menut s’est sentie dans l’obligation de rendre hommage à son père.
André Menut fut l’un des premiers, dans l’Orne, à Mortagne-au-Perche, à faire partie du Réseau Hector dès le second semestre de 1940. Première organisation de Résistance apparue en Basse-Normandie, ce réseau joua un grand rôle avant d’être démantelé suite à une trahison en 1942. André Menut laissera sa vie au camp du Struthoff en novembre 1943.
À partir de l’énigme d’un code véritablement non retrouvé par la Gestapo chez André Menut à Mortagne, l’auteur nous convie dans ce beau roman de pure fiction - qui n’a pas d’ambition historique - à imaginer l’inventivité des Résistants pour tenter de faire passer à Londres les renseignements essentiels qui contribueront à la victoire des Alliés.
Sa formation musicale n’est pas étrangère à son inspiration. Andréa Menut, dans Le Code bleu, nous guide avec beaucoup de délicatesse vers une résolution possible d’une véritable énigme.

 

Avril 2015

160 pages - 12 x 18

13,90 €  ttc

ISBN 979-10-91664-02-8

 

Andréa Menut

est née à Mortagne-au-Perche en 1941. Arrivée à Alençon en 1947, elle a effectué toute sa carrière à la Banque de France. Après trente-deux ans de secrétariat de direction, elle s’adonne à la peinture, principalement à l’aquarelle, avec talent. Passionnée de musique, elle joue du piano depuis l’âge de sept ans, et a pratiqué le théâtre.
Le Code bleu est son premier roman.

Préface de Christophe Bayard

Professeur d’Histoire-Géographie
Président de l’association Vive la Résistance
Vice-Président de la Fondation de la France Libre

 

Ce livre, Le Code bleu, écrit par Andréa Menut n’est pas seulement un roman.
Il est le livre tant attendu que peuvent un jour écrire les enfants de déportés.

La place faite à l’imagination, normale dans ce type d’exercice d’écriture, ne nous empêche pas de ressentir et de comprendre beaucoup de choses.

Le sujet nous replonge dans un moment exceptionnel de l’Histoire de notre pays et dans l’un des chapitres majeurs de la Résistance locale.

Andréa Menut est la fille d’André Menut, grand résistant, membre du réseau Hector, l’un des tous premiers mis en place dans notre région. Je souligne souvent le courage et la conscience magnifique des hommes et des femmes qui ont résisté dès 1940. André Menut faisait partie de ces pionniers, peu nombreux, qui très souvent n’ont pas vu la fin de la guerre. Le réseau Hector, spécialisé dans le renseignement, est démantelé en 1942 suite à la trahison de l’un de ses membres. La suite est une terrible tragédie où s’enchainent les arrestations. André Menut, qui ne s’est pas caché pour éviter les représailles sur sa femme et sa fille, est arrêté sur son lieu de travail le 12 juin 1942. Déporté dans un « camp de la mort lente », il s’éteint à Natzweiller-Struthoff, des suites des sévices inimaginables infligés par les nazis, le 30 novembre 1943, à l’âge de 32 ans. Il est très important d’insister sur ces dates pour bien montrer à quel point l’action et le sacrifice des premiers résistants ont permis à d’autres de poursuivre le combat et prennent ainsi une part essentielle dans la victoire finale. C’est de l’honneur de notre pays dont il est question ici.

Andréa Menut a le droit d’être fière de son papa et de vouloir lui rendre hommage. Nous le considérons également comme un héros. C’est finalement cette admiration pour un homme qui a tant marqué sa vie que nous ressentons à chaque page de son livre.

Ce roman puise sa source dans l’histoire du réseau et le rôle occupé par André Menut. Il s’inscrit dans la suite de son action stoppée brutalement par son arrestation. A partir de l’histoire vraie de documents retrouvés par les Allemands sous la tapisserie de la chambre à coucher où ils avaient été cachés, le lecteur ne peut qu’être amené à faire fonctionner son imagination.

Si le contexte est historique, le décor est plus familial. L’ouvrage d’Andréa Menut nous plonge dans l’univers de la maison de ses parents avec toutes ses énigmes, autour d’un code et d’agents secrets britanniques. Les années ont passé et les petits-enfants y sont également mêlés avec beaucoup de tendresse.

Andréa Menut nous livre une grande part d’elle-même dans cet ouvrage. Fille de déporté, elle porte la mémoire de son papa disparu alors qu’elle n’avait que deux ans. La petite Andréa a été élevée naturellement dans le souvenir et l’hommage notamment au gré des cérémonies mémorielles auxquelles elle a pu prendre part dès son plus jeune âge. Malgré son absence, son père lui a légué un immense héritage moral, celui des valeurs de la Résistance, du courage, de l’honneur et du sens des responsabilités à l’égard de son pays. Les premiers résistants ont payé très cher le prix de la liberté et leur engagement n’a pas été sans conséquences y compris sur leurs familles marquées elles aussi à jamais. L’impossible oubli de la Déportation est une épreuve supplémentaire.
C’est donc un parcours de vie pas comme les autres qui justifie l’existence de cet ouvrage.

Dans un style clair, précis et très imagé, l’auteur nous emmène dans une histoire captivante où la sensibilité artistique et l’ouverture aux autres sont également bien perceptibles.

Je terminerai en rappelant qu’en cette année où nous commémorons le 70ème anniversaire de la Victoire finale contre le nazisme et la libération des camps, ce livre est un superbe hommage, au travers d’une histoire familiale, à ces combattants de la liberté, résistants-déportés, à qui nous devons tant.

Merci à Andréa Menut de l’avoir si bien fait.

La presse en parle

L'hommage d'Andréa Menut à son père, résistant

Andréa Menut a attendu de nombreuses années pour évoquer André Menut, son père (...) Arrêté en 1942 par la Gestapo à la suite d'une dénonciation, André Menut a été envoyé au camp du Struthoff où il est décédé en 1943.  " Mon père est mort à 32 ans. J'en avais 2. Il est donc évident que je n'ai que très peu de souvenirs. " (...)

Comme un polar

" Ce roman ne peut être conforme à la réalité des choses. Je savais toutefois que mon père avait imaginé un second code à jamais disparu. J'ai donc fait fonctionner mon imagination autour de cette énigme. " C'est ainsi que l'auteure a créé une chasse au trésor autour de ce code en intégrant ses petits-enfants à la narration. Le tout finalement se présente comme un polar auquel l'auteure ajoute son amour de la musique et de la peinture…

Monique Béguin - Ouest-France du 30 avril 2015

 

 

Andréa Menut, enfant de Mortagne

L'intrigue, basée sur des faits réels, se déroule en grande partie dans les rues de la commune. Andréa Menut est née à Mortagne en 1941. Son père, André Menut, était le directeur de l'hôpital mortagnais, et a même donné son nom à l'un des pavillons. Dès 1940, il fait partie du Réseau Hector, première organisation de Résistance apparue en Basse-Normandie. " Il était chargé des renseignements avec les Anglais " témoigne Andréa.

C'est à partir de l'histoire de son père que l'auteur a imaginé une fiction. " La Gestapo est venue dans notre maison de la rue des Déportés. Ils ont trouvé un code sous la tapisserie. Mais il y avait un deuxième code qui n'a jamais été trouvé. "

À partir de là, elle a laissé place à son imagination. À travers ce roman, qui n'a pas d'ambition historique, Andréa Menut détaille l'inventivité des résistants pour tenter de faire passer à Londres les rensignements essentiels.

 

 

Un roman inspiré par la Résistance

(...) Cette Mortagnaise se passionne pour la musique, la peinture, le théâtre, et aujourd'hui l'écriture (...) Son livre est avant tout un devoir de mémoire envers son père et le réseau de Résistance Hector auquel il a appartenu. (...) " L'existence avérée d'un code non trouvé par la Gestapo lors de ses perquisitions, m'a entraînée à me servir de l'histoire pour donner vie à un roman fictif. " L'une des héroïnes du livre découvre un jour des documents dans un grenier et cela la ramène aux termps de l'occuopation nazie.

Journal Le Perche - avril et 6 mai 2015

 

 

La seconde vie d'un code perdu

La Résistance, Andréa Menut, alençonnaise depuis bientôt 70 ans, en a entendu parler par sa maman. Une mère qui évoquait son mari, André Menut, membre du Réseau Hector arrêté par la Gestapo, mort au camp de Strutoff le jour de la saint André en 1943.

Une "dénonciation ", ou plutôt un prisonnier qui parle trop, a permis à l'ennemi de découvrir, caché sous le papier à tapisserie, un code comme il en existait à l'époque. Mais il y avait un second code, jamais trouvé.

" J'ai brodé là-dessus ". Andréa Menut, qui avait deux ans lorsque son père est décédé, en a fait la base d'un roman, son premier roman. Une idée qui " trottait dans ma tête depuis 2007-2008, à l'époque d'une conférence d'Yves Duprez ", ancien militaire, spécialiste de l'Histoire ornaise contemporaine. Ce code, resté lettre morte, " je lui ai donné vie ".

Au bout du compte : une fiction à partir de l'Histoire, dans laquelle une petite fille chasse un code comme on cherche un trésor.

L'Orne Hebdo - 14 avril 2015

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